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Essai de relecture d’une incitation à la haine raciale afriko-francophone contre les Blancs

Portrait de SIMEON BARUBIRIZA
La présente lettre à la mémoire sur « They are Still our Slaves » procède d’un texte le plus ancien qu’ai-je repéré sur Internet, et qui date de novembre 2001. (I.01) Je voudrais croire pour le moins, qu’il serait conforme à l’original. Rien n’est moins sûr ! (I.02) L’original s’est perdu dans les méandres de la mémoire. Rien de regrettable. Au fond, ce n’est qu’un feu Saint Antoine ; comme la Lune pendue au fond d’un mur. Qui l’éteint est perdu. Je me permets de traduire le machin. Car toutes les précédentes traductions que j’ai lues m’ont profondément déçu. Alors j’ai dû essayer, à mon tour. La tentative est gratuite. Elle n’est donc pas interdite.

Je crois qu’écrire et en attribuer le contenu et la responsabilité à quelqu’un d’autre soit, ni plus ni moins, trahir l’intelligence humaine. Et cette trahison relève de la couardise. L’Homme, sans aucune considération sexiste, devrait assumer ses actes, ses écrits, ses douleurs et ses déceptions, ses amours, ses haines. Il doit !

Le monde n’est plus ce qu’il fut des temps des Cardan, Ferrari et Tartaglia, de l’Afrique enfantant le Monde, quand les penseurs signaient sur un plateau de sable, de peur d’être diminués ; quand il était permis d’espérer ! Quiconque aurait peur et honte d’assumer ses propres responsabilités a le devoir de se taire, se cachant dans ses ombres noires d’où la lumière ne sort, et dans ses auto-humiliations. De quoi est-il question ?! Je m’insurge et « J’Accuse ».

La lettre ou l’article, que dire se peut ! « Ils sont Encore nos Esclaves » fut attribué à un Blanc/une Blanche qui l’aurait passé à un animateur d’une télévision de la haine raciale de type nazi, à alias Dee Lee, chez la Case d’Oncle Tom. Donc, Dee Lee : un Blanc/une Blanche, bien « sûr », et qui l’aurait lu, un matin, sur des ondes d’une station de télévision de New York, USA. Parbleu ! A quelle heure, de quelle date, de quel mois et de quelle année, le miracle explosa dans l’éther ? Et Où ! A New York City ? A New York State ? USA.

Je dois dire qu’un Blanc ou une Blanche raciste ne peut avoir écrit un texte aussi pro-Noirs Afro-Américains. Puis, les blogueurs noirs francophones, pour excès de zèle, peut-être, lui ont volé l’âme dans leur art d’altération. Un art pénible, piteux. Le texte originel en anglo-américain, original comme j’aimerais le croire, semble bien être un phare de réveil de la conscience négro-américaine ; phare qui, malheureusement, est entaché de publicité commerciale pour l’achat de livres noirs, genre les Noirs Afro-Américains n’achètent pas de livres à suffisance, donc ils ne les lisent pas : c’est pourquoi ils sont encore nos esclaves.

Malgré le contenu commercial, et d’un niveau plutôt bas, le message semble bien être tel, qu’aucune personne raisonnable ne peut ne pas considérer l’assertion, LES NOIRS Afro-Américains NE LISENT PAS, comme étant une invitation à la lecture, un plaidoyer pour la connaissance digne de bonne espérance. Où est-ce, le problème !

Le problème, c’est lorsque les blogueurs francophones y mettent la main gauche et, dans leurs profanations, ils ruinent le titre et le contenu, comme si traduire serait réécrire, se substituant à l’auteur, anonyme soit-il. Rien d’étonnant alors, que leurs manipulations aient soulevé, comme elles soulèvent, d’énormes boucliers contre le racisme de Blancs contre les Noirs victimes, jusque dans de hautes sphères d’un Etat Africain. Oui, oui ! j’appelle la vache par les cornes. L’intérêt que la Direction Nationale de l’Education de Base malienne, (I.03) a porté à ce mystère dont l’origine s’est perdue dans les abîmes de la mémoire, « Ils sont encore nos esclaves », jusqu’à le métamorphoser en ce monstrueux « Les Noirs ne lisent pas et resteront Toujours nos Esclaves », en est la preuve.

La lettre des Dee Lee est probablement née suite à la polémique toute yankee, contre un styliste Irlando-américain, Tommy Hillfiger qui aurait déclaré, un jour, dans les années 1990, sur les ondes télévisuelles, des ondes imprécisées de surcroît : « Si j’avais su que les Noirs et les Asiatiques allaient porter mes vêtements, je ne les aurais jamais créés. » C’est une sentence certainement contraire aux intérêts, à l’animal spirit et aux pratiques capitalistes : L’argent n’a pas d’odeur.

Notre milliardaire ne peut donc avoir prononcé une monstruosité de ce genre, contre lui-même. Déjà, en février 2007, il a dû démentir ces propos racistes devant les téléspectateurs d’une Dame, l’animatrice de télévision, l’Afro-américaine Oprah Gail Winfrey. (I.04)

Comme l’homme averti en vaut deux, alors j’aimerais vous dire, Lecteur, qu’il ne s’agit tout simplement pas de traduire. La mienne serait une lettre contre le racisme, le plagiat et la manipulation d’où qu’ils viennent. Nous en sommes au rendez-vous, et bien merci !

Je donne tout d’abord ma bien modeste traduction, sous le titre « Ils sont Encore nos Esclaves » : « Les Noirs ne lisent pas et resteront toujours nos Esclaves » ? Puis, Lecteur, « Appareillons » ! Allons voir ce qui se couve dans la marmite franco-africaine, dans mon humble « Essai de déchiffrage d’un tract publicitaire commercial par un Noir transmigrant en un Blanc. » Because our Aim is Victory of and for every human being.

O! God Mary! Quand je meurs, je voudrais être enterré dans un Jardin de l’Espoir: Le Jardin des Phénix!

I.« Ils sont Encore nos Esclave » : « Les Noirs ne lisent pas et resteront Toujours nos Esclaves » ?

Par Anonyme

Traduction de « They are Still our Slaves », Notes et Annotations par Siméon Barubiriza

Nous pouvons continuer à accumuler des profits des Noirs sans recourir à la contrainte physique des temps de l’esclavage. Les méthodes que les Noirs utilisent contre eux-mêmes sont l’IGNORANCE, l’AVIDITÉ et l’ÉGOÏSME.

IGNORANCE

Leur IGNORANCE est la principale arme de l’exclusion. Un grand homme déclara une fois: « La meilleure façon de cacher quelque chose à un Noir est de la mettre dans un livre ». (I.05) Nous vivons actuellement l'âge de l'information. Les Noirs ont eu l'opportunité de lire n’importe quel livre quel que soit le sujet en leurs efforts de lutte pour la liberté ; à ce jour, ils refusent de lire. Il y a de nombreux livres immédiatement disponibles chez Borders, Barnes & Noble, et Amazon.com, sans parler de librairies pour Noirs qui fournissent d’importants héliographiques (I.06) pour leur équité économique, - équité qui, en fait, devrait être partie intégrante de leur lutte -, mais peu d’entre eux lisent avec assiduité, quand bien même !

AVIDITÉ

L'Avidité est une autre puissante arme de contrainte. Les Noirs, depuis l'abolition de l'esclavage, ont eu d’importantes sommes d'argent à leur disposition. L'an dernier, lors des fêtes de Noël, ils ont dépensé dix milliards (2,22%) des 450 milliards de dollars qui constituent le total de leur revenu annuel. N'importe qui d'entre nous peut les utiliser comme marché-objectif (I.07) pour ses objectifs commerciaux, quelle que soit son entreprise prise en compte.

Étant principalement un ‘peuple de consommateurs’, ils agissent par avidité, leur propension à consommer (I.08) ne leur permettant d’épargner et d’investir. Ils préfèrent plus acheter de nouvelles chaussures de gymnastique que créer et investir dans une entreprise. Certains négligent souvent leurs enfants pour se procurer les toutes dernières griffes à la Tommy ou Fubu. Et ils croient qu’avoir une Mercedes, et une grande maison, leur donne accès à un « Status » ou à la réalisation du Rêve Américain.

IMAGES Ils sont fous ! La grande majorité des leurs croupissent encore dans la pauvreté parce que leur avidité les empêche de constituer des communautés meilleures. Quelle que soit la contribution de BET, (I.09) et d'autres médias similaires qui les bombardent d’images destructrices de leurs propres ménages, nous continuerons à leur soutirer d'immenses profits à l’instar de Tommy (I.10) et Nike. Ainsi ils s'exhiberont les uns contre les autres ; pendant que nous autres, nous construirons des communautés fortes avec les profits que nous leur soutirons.

ÉGOÏSME

L'Egoïsme, ancré dans leurs mentalités d’esclaves, est un des principaux instruments par lesquels nous continuons à les exploiter. Un des leurs, Dubois, dans son livre « Le Dixième des Talents », disait qu'il existait une fragmentation innée dans leur culture.

W.E.B. Dubois

Dubois fut précis dans ses déductions selon lesquelles il y avait des éléments épars dans leur culture, éléments qui avaient atteint une certaine « forme » de succès ; forme de succès qui ne joua son rôle propulseur.

Ils n'ont pas lu que « Le Dixième des Talents » se donnait pour mission, de leur permettre d'aider 90% des leurs Sans-Talents (I.11) afin qu’ils puissent atteindre une meilleure qualité de vie. Au contraire, ces éléments épars de leur culture ont créé une autre catégorie de classe, la classe des Buppies (I.12) ; buppies qui regardent de haut les leurs ou les aident avec condescendance.

Ils ne seront jamais à la hauteur de l’oeuvre que nous avons accomplie. Leur égoïsme ne leur permet pas de travailler ensemble sur des projets pour des réalisations communes. Quand ils coopèrent, c’est leur égo qui prend le dessus sur la manière d’atteindre les objectifs.

Leurs soi-disant organisations caritatives semblent n’avoir comme objectif que la promotion de leur égo qui n’a aucun réel impact sur le changement dans leur communauté. Ils sont contents de siéger dans des conférences ou des conventions dans nos hôtels ; et ils parlent de leurs projets pendant qu’ils récompensent de médailles à l’honneur les meilleurs orateurs, et non les meilleurs réalisateurs.

L’argent qu’ils consacrent chaque année à leurs dîners officiels pourrait être utilisé pour payer des frais de scolarisation des étudiants Noirs. A quand la de leur égoïsme ? Ils refusent obstinément de se rendre compte que l’union fait la force : TOGETHER EACH ACHIEVES MORE (TEAM) ! Ils ne comprennent pas qu'il n'y a pas mieux que chacun pour tous. En effet, la plupart de ces Buppies sont à un ou deux chèques de paie qui les séparent de la pauvreté.

Tout cela est sous le contrôle de notre plume dans nos bureaux et nos salons.

Oui, nous continuerons à les exploiter aussi longtemps qu'ils refuseront de lire, persévérant dans l’achat de n’importe quoi, dans l’illusion qu’« ils aident » leurs communautés en payant des cotisations aux organisations qui ne font rien d’autre que tenir de dispendieuses réunions dans nos hôtels.

En passant, ne vous préoccupez pas que l’un d’entre eux lise cette lettre ; rappelez-vous : « ILS NE LISENT PAS !!! » [ Auteur anonyme. ]

Fin de la traduction. Le contenu de la « lettre » est clair. Il s’agit d’une incitation à la lecture de livres ; donc, de vente-achat de ceux-ci. Le « nous » dont le texte est plein indique « les Blancs ». Mais il est clair aussi, comme je montrerai dans la seconde partie, que l’auteur est un lobby de vendeurs d’illusions : Achetez, achetez mes livres ; que vous les lisiez ou pas, je m’en fous !

NOTES ET ANNOTATIONS

(I.01) Anonyme. Texte repris d’un certain Bill P. qui a expédié « cette friandise » à BWP NewsWire qui la publia, sous le titre « They are Still our Slaves », http://www.blackwebportal.com/ wire/ DA.cfm?ArticleID =431, 19 novembre 2001, Orlando, FL, 32811. Cliquez ici pour lire le document en anglo-américain : They are Still our Slaves

(I.02) Il n’y a rien qui me permettrait de croire que le papier (cf. note I.01), soit resté intègre par rapport à l’original. Déjà, dans ses versions successives, les sous-titres « Images » et « W.E.B. Dubois » ont disparu ! Puis, BWP NewsWire en a reçu copie d’une tierce personne : Bill P. ! Allez savoir qui est-il, notre Bill P. ! Au-delà de ces détails apparemment anodins, toutes les republications en anglais américain portent le même contenu. En particulier, notons combien les sous-titres « Images » et « W.E.B. Dubois » sont inappropriés, signe qu’il s’agit d’un tract publicitaire commercial qui n’a encore pas atteint l’apogée.

(I.03) Ministère de l’Education Nationale du Mali, Direction Nationale de l’Education de Base, DNEB, en sigle : « LES NOIRS NE LISENT PAS ET RESTERONT TOUJOURS NOS ESCLAVES. (Caucasien le 2006-09-18) », http://www.fcm-dneb.org/even_spec.html. Cliquez ici pour lire la traduction-pirate par la DNEB : Les Noirs ne lisent pas et resteront Toujours nos Esclaves. La DNEB classe SON truc dans SES « Evénements spéciaux national et international » ! Comme le contenu est radicalement transformé, l’anonyme écrivain n’en est plus l’auteur : Il lui est devenu méconnaissable. Raison pour laquelle j’utilise, ici, SON et SES à l’adresse de la DNEB.

(I.04) Tommy Hillfiger fut styliste de vêtements pour homme, de 1984 à 2005 ; puis, il a vendu sa société, la Tommy Hilfiger Corporation ; avec la marque Tommy, bien entendu. Dans les années 1990, notre designer fut accusé de racisme à travers un e-mail circulaire anonyme et selon lequel il aurait déclaré au cours d’une émission télévisée : « Si j’avais su que les Noirs et les Asiatiques allaient porter mes vêtements, je ne les aurais jamais créés » ; déclaration qui porta préjudice à sa réputation d’homme d’affaires. Et, le 02 février 2007, devant les téléspectateurs de l’animatrice Oprah Gail Winfrey, il a nié avoir jamais vomi de telles insanités. Il chercha même, par la suite, à en découvrir l’origine et le responsable, avec l’aide de détectives, mais en vain. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tommy_Hilfiger.) Pauvre milliardaire, Tommy ! On ne cherche pas l’aiguille dans le foin. Malcom X et les Panthères Noires sont morts. Mais, si « They are Still our Slaves » avait été pondu par un Blanc, combien de Nègres morts, fusillés dans les rues par la main froide de mes frères Sirs Ku Klux Klan.

(I.05) L’argumentaire de l’anonyme est centré sur « La meilleure façon de cacher quelque chose à un Noir est de la mettre dans un livre » et sur le franc-maçon feu William Edward Burghardt DuBois. Citer l’auteur de la phrase incriminant, « La meilleure… », eut été obligatoire. Ou l’anonyme écrivain est un menteur vendeur d’illusions.

(I.06) L’auteur utilise le mot « blueprints » (solid blueprints), pluriel de blueprint, synonyme de cyanographie, dit communément héliographie : Technique de photocopie qui permet d’imprimer, superposant des textes sur les relatives images sur fond bleu azur. Le procédé est aussi utilisé dans le développement des photos, peut-être pour créer des effets spéciaux.

(I.07) Faute de mieux, « marché cible » m’ayant semblé être un peu inapproprié, je traduis « target market » par marché-objectif dont l’entrepreneur voudrait occuper un segment quelconque pour la production et ou la commercialisation des biens et ou des services. (I.08) Je préfère le mot « propension à consommer » (J.M. KEYNES, Auteur de « La fin du Laisser-faire ») à la monstrueuse :

« Ils viendront toujours consommer. Étant principalement des consommateurs, ils agissent par avidité, poussés par le plaisir et le désir de toujours posséder. Ils veulent toujours en posséder davantage sans penser le moins du monde à épargner pour la progéniture ou à investir pour les générations futures. » (DNEB, cité. Que veut dire tout cela !)

Pourtant, l’anonyme écrivain ne parle nulle part d’« épargner pour la progéniture » ou d’« investir pour les générations futures. » Par « propension » à la consommation, il faudrait entendre, peut-être, une attitude psychologique dérivée de part, provoquée par la publicité commerciale illusionniste en un monde de papillons. Que veut dire ? Demandez-le aux psychiatres, je vous en remercie !

(I.09) BET, en sigle, signifie Black Entertainment Television. C’est une chaîne de télévision pour Afro-Américains, spécialisée en clips commerciaux ; fondée en 1980 par Robert L. Johnson, un milliardaire homme d’affaires Afro-américain, et qui en fut Président et Directeur exécutif. La BET fut vendue au meilleur offrant. N’était-elle philanthropique pro-Nègres-Américains !

(I.10) Un jour, Tommy Hilfiger aurait déclaré dans une conversation télévisée que ses produits n’étaient pas essentiellement destinés aux Noirs. Le résultat de la publicité « raciste » ? Les Noirs Américains qui avaient le goût des et aux apparences s’y seraient précipités depuis. (Source : « Les vêtements de Sigolène Royal », in http://www.congopage.com/article3546.html).

(I.11) La découverte n’est pas extraordinaire ! Dans le monde entier, et chez tous les peuples, les « Sans-Talents » représentent 90% de la population. De 10% restant, 5% s’approprie 80% au moins des richesses disponibles, matérielles et immatérielles.

(I.12) Buppies, pluriel de buppie qui veut dire parvenus ; extravagants, genre hippies.
 

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